L’Esprit du geste

Philosophie et pratique de la peinture à l’encre de Chine tch’an et sumi-e

Le trait fuse. Le pinceau effleure la feuille immaculée. L’encre s’étale comme une ombre. Et l’ombre devient une grâce de la lumière.

Résumé

Dans cet ouvrage, Robert Faure nous délivre les règles fondamentales pour l’apprentissage de la peinture et de la calligraphie chinoises tch’an et japonaises sumi-e. S’inspirant de la philosophie zen, cet art – très en vogue aujourd’hui – a pour vocation de permettre à l’apprenti calligraphe de « voir le simple », d’être proche des formes et de leur élan, des paysages et de leur lumière, des choses et de leur caractère. L’art calligraphique tch’an et le sumi-e se caractérisent par l’unique usage de l’encre noire et du blanc, par l’apprentissage de la dextérité, de l’aisance et de la rapidité du trait, d’un tracé sans retouche ni correction, par l’art de la représentation plutôt suggérée que détaillée afin de traduire la vie et l’énergie de chaque chose. Cette vision du simple exigeant une vision claire, l’apprentissage passe par la méditation, la maîtrise de son souffle et de son corps car pour réussir une peinture « l’esprit doit précéder le pinceau ». Pour nous initier à ce double travail de l’esprit et du geste, Robert Faure nous accompagne dans le chemin intérieur (enseignements des grands maîtres, préparations physiques et psychologiques) nécessaire pour passer au savoir-faire du pinceau. Grâce à une centaine d’exercices, de la maîtrise du simple trait à la réalisation de calligraphies et compositions plus élaborées, il nous accompagne pas à pas et nous aide à trouver notre propre voie.

Biographie de l’auteur
Robert Faure s’est très tôt intéressé aux civilisations orientales. De formation scientifique, puis philosophique, il fonde le Centre d’études des sagesses traditionnelles qu’il dirige pendant une vingtaine d’années. Il y enseigne le yoga et les divers courants de pensée de l’Inde lors de séminaires interculturels confrontant le christianisme, l’hindouisme et le bouddhisme. C’est à l’occasion de l’un de ces colloques qu’il rencontre en 1980 un maître calligraphe et peintre chinois, son premier enseignant de peinture tch’an. Il est fasciné par sa dextérité, la justesse de son regard et la force de son geste. C’est le point de départ de sa pratique et de l’exploration de cet art. En 1995, il rencontre le peintre japonais Hachiro Kanno. La modestie de ce dernier, son indépendance d’esprit et ses précieux conseils continuent d’éclairer cette voie de la peinture suggestive sumi-e. Robert Faure enseigne cet « art du simple » depuis 1987 en France à travers ses cours, démonstrations, stages et expositions.
Médiagraphie
Photo du profil de Nuage~Pluie

Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire