Les compétences les plus importantes pour un débutant

Il n’est pas possible de débuter l’apprentissage du Tai Chi Chuan par les techniques de haut niveau

TAICHIMAG – NI°8 41

Maître Wang Haijun

Sans une bonne compréhension intellectuelle et physique des compétences fondamentales qui sont à la base du Tai Chi Chuan, les compétences de haut niveau ne peuvent être acquises. Il n’y a pas de magie, il faut s’entraîner régulièrement, suffisamment, et correctement. Lorsqu’on me demande ce que je considère comme les compétences les plus importantes pour un débutant, je réponds dans l’ordre :

  1. Fang Song — Relâcher le corps en étirant les articulations
  2. Peng Jin — Une force de contenir vers l’extérieur, la compétence fondamentale du Tai Chi
  3. Ding Jin — droit et vertical
  4. Chen – enraciné
  5. Chan Si Jin – Reeling Silk Skill — le mouvement spiralé

Ces cinq compétences de base doivent être développées dans les premières phases de l’apprentissage du Tai Chi Chuan. Si ces compétences de bases ne sont pas assimilées par le corps et sans les changements qui accompagnent cette assimilation au cours de l’entraînement,l’élève reste bloqué à la porte du Tai Chi Chan. Elles s’acquièrent grâce à des exercices et grâce à l’apprentissage et l’entraînement à la forme de base du Tai Chi Chuan. Toutes ces idées sont très difficiles à décire avec des mots. Cet article a pour but de fournir des indications sur les points sur lesquels il faut se concentrer en tant que débutant pour faire des progrès en Tai Chi Chuan. Ces cinq compétences sont complémentaires, et s’acquièrent lentement grâce à une pratique régulière. Comprendre ce qu’elles recouvrent ne s’acquiert pas instantanément. À l’aide d’un professeur, l’esprit commence par comprendre une partie de l’idée. Ensuite, avec beaucoup de pratique, le corps comprend l’idée. Avec encore plus de pratique, elle devient une partie de la personne. Ce n’est pas comme un interrupteur, qui est soit on, soit off, encore que certains aspects de l’apprentissage de ces compétences puissent le faire penser. C’est seulement lorsque le corps comprend un certain niveau que l’esprit peut comprendre ce qui est au-delà. De nombreux professeurs l’ont déjà dit, il n’est pas possible de sauter directement à une compréhension complète. Ça n’a rien à voir avec l’intelligence. C’est un processus qui peut prendre de nombreux détours mais jamais de raccourcis. Ces cinq compétences ne s’apprennent pas l’une après l’autre. L’ élève ne comprend pas complètement fang song avant de commencer à comprendre peng jin. Elles s’apprennent plutôt comme un tout, chaque progrès dans un domaine aidant à progresser dans les autres. Un peu plus ici, et un peu plus là. La continuité dans la pratique donne l’occasion de progresser. Plus on s’entraîne en mettant en pratique ces compétences, et plus on accomplit de progrès. Je pensais initialement mettre peng jin comme la première compétence, car elle est au cœur du Tai Chi Chuan. Cependant, sans fang song, peng jin ne se développera pas, donc je commencerai par parler de fang song.

Fang Song

Détendre le corps

La première compétence à développer est donc fang song, parfois abrégé en song. Song est souvent traduit par  » relax  » . Bien que ce soit vrai, cela ne décrit pas exactement le process. Les articulations doivent être relâchées, mais en conséquence, d’autres parties du corps doivent travailler dur, particulièrement les jambes. Déverrouiller/relâcher/libérer les articulations est peut-être une meilleure traduction. Le corps ne doit pas ressembler à un bol de nouilles cuites : il doit plutôt ressembler à une balle de caoutchouc, résistant mais pas rigide.

Le mot fang a deux significations. La première correspond à quelque chose qui reste sous contrôle, connecté à la fois à l’esprit et au corps (dans notre cas, cela signifie que le corps ne doit pas devenir mou). La deuxième signifie repousser quelque chose, loin de soi La combinaison de ces deux sens fournit la compréhension nécessaire.

Pour la plupart des gens qui étudient le Tai Chi Chuan, song intervient très tôt dans l’enseignement. Malheureusement, (la plupart des adultes (et beaucoup d’enfants) sont beaucoup plus raides qu’ils ne réalisent. On n’a pas conscience des endroits du corps où nous sommes coincés, ni du degré de rigidité que nous conservons dans nos articulations. En Tai Chi Chuan, song décrit la consigne de détendre les articulations, relâcher les tensions habituelles, apprendre à tenir les articulations sans raideur, puis les mouvoir sans raideur : épaules et hanches, coudes et genoux, colonne vertébrale, en particulier la taille, chevilles et poignets.

Lorsqu’une articulation est relâchée, elle est libre de plier ou tourner sans résistance. C’est cette capacité qui est demandée en Tai Chi Chuan. Les écrits classiques parlent de la mise en mouvement par une pression très faible, comme celle d’une plume, comme une mécanique bien huilée se met en mouvement à la moindre sollicitation.

Comment savoir qu’une articulation est raide ? Au début, on ne le sait pas, mais il est raisonnable de se dire que chez un adulte, les articulations sont toujours raides, et généralement plus que ce qu’ils imaginent. Un bon professeur aide ses élèves à sentir où sont leurs zones de tension. L’élève a besoin qu’on lui montre de façon répétée où ses articulations sont raides. C’est parce que l’élève ne sait ni où ses articulations sont raides, ni comment les relâcher. Il a l’habitude de bouger avec cette raideur. Avec la pratique, les articulations deviennent plus détendues, et une raideur structurale plus profonde devient apparente. Au fur et à mesure que les épaules se relâchent, les bras sont plus lourds. Au fur et à mesure que les hanches se détendent, les jambes travaillent considérablement plus fort. Aussi pour le débutant, la lourdeur dans les bras, et les jambes travaillant fort sont une bonne indication que fang song est en train de se développer.

La raideur est difficile à reconnaître, mais ses effets sont faciles à voir. Lorsque les articulations sont raides, elles remontent. Lorsqu’elles se détendent, le corps, en particulier les hanches et les épaules, s’enfonce. Pour un débutant, il est facile de confondre plier les genoux et relâcher les hanches (song kua), et baisser les bras avec relâcher les épaules. L’une des nombreuses raisons pour lesquelles le Tai Chi Chuan est un art de transmission orale c’est la nécessité d’un professeur qui en comprend les principes pour montrer le chemin. La plupart des gens ont besoin qu’on leur montre de façon répétée avant que leur esprit comprenne, et ont besoin de corrections répétées avant que leur corps comprenne. Il faut beaucoup de pratique pour que ce concept prenne sens et soit intégré. Beaucoup de gens comprennent l’idée, mais ne pratiquent pas assez pour que leur corps l’intègre.

Il y a une méthode, ou un ordre dans la progression. Les formes du Tai Chi Chuan sont le cadre d’apprentissage de la méthode. Dans la forme, chaque posture offre l’opportunité de comprendre les différents niveaux de relâchement du corps.

Autour de chaque articulation il y a une structure musculaire. Pour toutes les articulations qui ont un mouvement de rotation, on peut considérer dans un premier temps qu’elles ont un dessus, un dessous. un devant et un derrière. Chaque partie doit être entraînée à se relâcher avant que l’articulation ne s’ouvre correctement. À titre d’exemple, prenons fang song au niveau des hanches (ce process s’appelle song kua – relâcher les hanches). Dans les hanches, généralement la raideur dans la partie supérieure est la plus visible. Une fois que cette zone est relâchée, la partie frontale devient la plus visible et on doit y porter attention. Ensuite, l’attention peut se porter à l’arrière de la hanche et enfin la partie inférieure. Les élèves ont besoin qu’on leur montre de nombreuses fois où ils doivent se relâcher avant qu’ils comprennent l’idée, puis pratiquer jusqu’à ce que le relâchement s’imprime dans leur corps sans qu’ils aient besoin d’y faire attention. Une fois que cette compétence est acquise, alors l’esprit peut être focalisé sur une autre zone de raideur. Chaque élève est un peu différent, mais le processus d’apprentissage est le même.

Travailler les jambes

Au fur et à mesure que chaque articulation se relâche, d’autres parties du corps assurent le maintien de la structure du corps. Au début, ceci est ressenti principalement dans les jambes. Relâcher un peu les hanches entraîne un niveau de travail significatif dans les cuisses. Jusqu’à ce que les jambes prennent l’habitude de réaliser ce travail supplémentaire, on ne peut pas apprendre à relâcher plus les hanches. Il faut travailler les jambes pour les rendre plus solides, ensuite il sera possible de relâcher les hanches encore plus. Il y a un dicton qui dit que pour acquérir le gong fu du Tai Chi Chuan, il faut aller au lit en ayant mal aux jambes, et se lever….en ayant encore mal aux jambes. En d’autres termes, relâcher les hanches pour que les jambes travaillent si dur que le matin suivant elles sont encore fatiguées. Lorsque les articulations sont relâchées, elles peuvent tourner librement et transmettre la rotation à d’autres parties du corps, ou transmettre la rotation en provenance d’autres parties du corps. C’est un des fondamentaux du Tai Chi Chuan. Tout frein à la libre rotation des articulations se traduit par une diminution des compétences en Tai Chi Chuan. Plus il y a de freins à la rotation dans les articulations, et moins le Tai Chi Chuan sera visible et inversement. C’est la raison pour laquelle le relâchement du corps est la première compétence de base du Tai Chi Chuan.

Peng jin et Ding jin

Les deuxièmes et troisièmes compétences essentielles à développer par les débutants sont peng jin et ding jin. Répétons que ce sont des idées difficiles à formuler par des mots. Il est difficile d’en acquérir la compréhension et la mise en pratique. Elles doivent être démontrées. Il faut guider l’élève. Ce ne sont pas des compétences que l’on peut acquérir intuitivement. C’est pourquoi la plupart des gens n’acquièrent pas les bonnes bases. Beaucoup de professeurs n’ont pas ces compétences, il est donc impossible pour leurs élèves de les acquérir. Aujourd’hui encore, après plus de 20 ans de visites en Angleterre de professeurs de Tai Chi Chuan de haut niveau, le niveau atteint dans ces compétences n’est pas aussi élevé qu’ils pourrait l’être compte tenu de l’engagement, de la persévérance et des efforts de nombreux pratiquants.

2. Peng Jin

Une force de contenir vers l’extérieur, la compétence fondamentale du Tai Chi

Peng Jin (parfois simplement Peng) est la compétence fondamentale du Tai Chi Chuan. Toutes les autres compétences sont basées dessus. Il est la combinaison du relâchement du corps (fang song) et de l’extension. L’essence de Peng c’est « étendre sans rigidifier ». Ce n’est pas une compétence naturelle ou instinctive. Elle s’acquiert après une longue période de pratique correcte. Sans une bonne compréhension de Peng et un entraînement considérable pour transformer cette compréhension en compétence dans chaque partie du corps, elle ne pourra pas être acquise. Peng ne s’acquiert pas par accident. Il s’acquiert dans le corps au cours du temps.

Peng jin est souvent considérée comme la base du taijiquan. Cependant, il dépend du relâchement du corps (fang song). On dit souvent à juste titre que le Taiiiquan est peng jin chuan car sans peng il n’y a pas de taijiquan. Peng est toujours utilisé lorsqu’on se déplace, lorsqu’on neutralise, frappe, tord, etc… A travers Peng toutes les autres compétences du taijiquan sont utilisées.

La phrase peng jin a été source de confusion Les deux caractères (peng et jin) ont plusieurs sens en Chinois et un sens particulier dans le contexte du taijiquan. Jin en lui-même n’est pas facile à traduire en Anglais. Il n’y a pas un mot qui le traduise parfaitement. C’est traduit de différentes façons par compétence, force, et énergie, et le terme Jin inclut ces trois notions. Peng est encore plus difficile à traduire. Il a souvent été traduit par « énergie de repousser ». Je préfère comme traduction la phrase ‘une force de contenir vers l’extérieur’.

Chen Fake enseignait qu’il y a deux types de peng jin. Le premier est la compétence de base ou force du taijiquan Le second est l’une des huit jin admis en taijiquan, (peng, lu, ji, an, cai, lieh, zhou & kao.) Le premier type de peng est l’élément de base qui est la base de ces huit compétences. Il est peut-être judicieux de le considérer comme un terme différent du peng qui est dans la liste des huit jin. Tous les huit jins ont leur base dans le peng fondamental. Vu de l’extérieur, peng prend différentes formes, aussi est-il parfois appelé les huit portes (d’après les huit directions), mais le cœur des huit est toujours peng, la compétence fondamentale. C’est ce peng fondamental auquel je me réfère lorsque je parle de peng pour les compétences à développer par les débutants.

Une compétence fondamentale

Au cours des dix dernières années, il y a eu beaucoup de discussions sur peng. Un élève ne peut pas démontrer ou utiliser peng simplement parce qu’il le veut. Cela nécessite un entraînement aux postures (externe) avec un entraînement du jin interne pour exprimer correctement peng. Si vous n’avez pas peng alors vous n’avez pas le jin du Taijiquan et alors, vous ne saurez pas exprimer lu, ji ou an etc.

La compétence fondamentale peng s’exprime lorsque les reins (limbs) et tout le corps est étiré ou étendu tout en conservant la détente ou fang song. Sans détente (fang song) le corps est raide et peng est perdu. Si le corps est trop relâché ou mou, alors peng est perdu. Sans extensible corps n’est pas connecté et peng est perdu. Si les reins (limbs) et le corps sont trop étirés, alors ils deviennent rigides et peng est perdu. Il est donc assez facile de voir qu’un équilibre doit être maintenu pour conserver peng. Si une seule partie du corps n’a pas de peng, c’est une erreur et il faut y remédier de façon adéquate. Beaucoup de corrections ont pour but de retrouver peng dans les différentes parties du corps, le plus souvent les genoux et les coudes. Typiquement peng est perdu ou réduit parce que le corps s’est raidi ou n’est pas assez relâché, le plus couramment les hanches et les épaules.

Pour ceux qui n’appréhendent pas peng, il est difficile de le voir dans la forme. Pour ceux qui appréhendent peng, son absence est clairement visible. Sous bien des aspects, les formes de base du taiji-quan ont pour but d’entraîner la compétence peng jin. Peng jin n’est pas une competence  » on / off » . Il est facile de ne pas l’avoir, mas une fois qu’on l’a compris, sa qualité peut être améliorée. Comme pour tout forme d’apprentissage (par exemple l’apprentissage d’une nouvelle langue), il est possible de ne rien comprendre au début. Au cours de l’apprentissage, il y a plusieurs degrés d’amélioration ou de qualité qui peuvent être recherchés ou atteint. Il est assez facile de voir non seulement l’importance du relâchement (fang song) comme un pré-requis pour peng mais aussi que l’amélioration du relâchement du corps améliorera la qualité ou le degré de la compétence peng.

L’idée de peng jin

Il est très difficile de faire passer l’idée de peng jin sans corrections des postures « à la main » par le professeur. L’élève a besoin d’être guidé vers le peng une fois qu’un certain niveau de relâchement a été atteint. Ce n’est pas un processus « pas à pas ». A l’inverse, c’est plutôt un processus d’immersion qui amène à la compréhension. Des corrections fréquentes des postures sont nécessaires, l’élève devant être mis dans la posture correcte par le professeur. La compréhension générale du concept ne se traduit pas forcément par une compréhension complète du corps. C’est un processus. S’écarter de la voie peut arriver et arrive souvent. Un vieux dicton du village Chen dit qu’il faut un bon professeur, une bonne compréhension et une bonne pratique. Sans les trois, on ne peut acquérir le gong fu. Il faut un professeur qui comprenne et puisse voir quelles sont les corrections prioritaires pour que élève comprenne l’idée de peng dans son corps et ne soit pas entraîné vers une compréhension fausse de peng. De l’intérieur du corps, lorsque peng est présent, toute pression extérieure est transférée au sol (enraciné). Le processus d’extension connecte le corps de telle sorte que cela arrive sans effort supplémentaire. On pourrait appeler cela une structure flexible à l’intérieur du corps. Par conséquent, lorsque peng est présent, le corps devient un peu comme un objet en caoutchouc solide. Il n’est pas rigide, mais relâché et flexible, et toute pression sur une partie quelconque du corps est transférée facilement à toute la structure.

Lorsque l’on touche quelqu’un, peng peut être décrit comme une capacité d’écoute, car non seulement il permet de détecter de faibles mouvements, mais il permet de déterminer les points faibles de leur structure corporelle. Lorsque l’on a du peng lorsqu’on touche quelqu’un il devient possible de déterminer la meilleure direction pour porter une attaque. de même qu’il est possible de comprendre ce que l’autre est en train de faire et même ce qu’il a l’intention de faire. La capacité d’écoute (ting jin) apparaît grâce à peng jin.

Au coeur de la spirale

En taijiquan l’accent pour peng est mis sur le contrôle et la neutralisation d’une force attaquante. Quand peng jin est présent il y a un potentiel de rotation. Avec les articulations relâchées, le corps devient mobile et par l’extension il devient connecté. Ainsi, toute pression sur le corps entraîne une rotation ou un déplacement. Peng est au cœur des spirales comme nous verrons plus loin.

C’est aussi la capacité qui permet d’attaquer. Il permet une réponse rapide à une attaque brusque et une réponse lente à une attaque lente. Dans la poussée des mains (tui shou), on dit que l’élève a franchi le seuil seulement lorsqu’il a compris le sens et a acquis la capacité de peng jin. Les débutants ont souvent besoin de plusieurs années pour y arriver. Lorsqu’il pratique, le pratiquant de tai chi devrait utiliser non seulement les mains et les bras mais toute partie du corps qui entre en contact avec l’autre pour utiliser cette force d’expansion.

Ainsi, en utilisant peng, un pratiquant compétent peut sentir ce que l’adversaire est en train de faire. mais il peut le neutraliser, détecter les axes vulnérables et attaquer dans ces directions Lorsque cette compréhension est atteinte. il est facile de comprendre pourquoi peng est considéré comme le cœur du taijiquan. Lorsque les articulation sont pas relâchées. peng est perdu. Aussi. en commençant par relâcher le corps puis en ajoutant l’extension sans devenirrigide, la compétence peng jin devient manifeste dans le corps. Au début, au début et à la fin de chaque posture , puis de façon continue pendant tout le mouvement.

Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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3 réponses

  1. magnifique vidéo de Maitre Wang Haijun, et un article très instructif, enrichissant, quelles qualités !!

  2. Super article!relâcher ..relâcher et..encore relâcher !!!

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