Les cinq cents Arhats

Le rouleau horizontal des cinq cents Arhats est une peinture sur papier, à l’encre et en couleurs, de Wu Bin.

Un  rouleau de ce type représente des scènes peintes ou des calligraphies,  chinoises, japonaises, ou coréennes. Il propose une oeuvre sous une forme horizontale et peut être exceptionnellement long. Le rouleau des cinq cents Arhats mesure plus de 23 m. Ces rouleaux illustrés se lisent généralement à partir de l’extrémité droite et sont destinés à être vu à plat sur une table pour apprécier le déroulement des scènes comme si on voyagait à travers un paysage. Ce format permet ainsi la représentation d’une narration ou d’un voyage.

Wu Bin ( 吳彬, Wú Bīn) fut actif à la cour pendant l’ère Waanli (1573-1620). Il était connu sous le nom de « Wenzhong » et sous le surnom de « Zhiyin Toutuo» ce qui signifie « le moine mendiant du temple caché par les branches des arbres ».

Les paysages de Wu Bin ont quelque chose d’étrange, avec leurs rochers grotesques qui en font des scènes fantastiques issues de l’imagination de l’artiste. Mais Wu Bin est aussi un peintre de personnages religieux, comme dans le rouleau portatif des Cinq cents arhat, qui représente un nombre considérable de disciples de Bouddha aux postures et aux gestes variés. Leurs expressions et leurs attitudes sont plutôt comiques, au contraire des arhats des dynasties Tang et Song, empreints de solennité et de sagesse.

Détail de la peinture "Les cinq cents Arhats," par Wu Pin (1601) du livre Huit Dynasties de peintures chinoises (1980 Cleveland Museum of Art)

Détail de la peinture « Les cinq cents Arhats, » par Wu Pin (1601) du livre Huit Dynasties de peintures chinoises (1980 Cleveland Museum of Art)

Le terme luohan (en sanskrit arhat) qualifie les disciples directs du Buddha, parvenus en Nirvâna, et l’idéal de la quête bouddhique. Ilspartagent de nombreux idéaux avec les taoïstes. Un de ces idéaux est l’état naturel de l’esprit, dans lequel les pensées et les idées coulent comme de l’eau autour des obstacles, représentés ici par les pierres dans le cours d’eau. Les Arhats franchissent une partie turbulente du courant en faisant bon usage de ces mêmes obstacles, les transformant à leur avantage. Les personnages de chaque côté ont une attitude calme et détendue; ceux qui traversait la rivière se concentrent sur ​​la tâche à accomplir, qui aura bientôt disparu, tout comme l’eau dévalant la rivière, et ils vont poursuivre leur voyage. Deux des Arhats franchissent la rivière à droite, deux se croisent à gauche, et deux autres apprécient l’expérience en se pausant sur des pierres au milieu de la rivière.

 

Photo du profil de Nuage~Pluie

Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire