Le tai chi chuan

Extrait

I. Adages

  • Mille fois, vert ; dix mille fois, mûr.
  • Comment, sans passer par un froid pénétrant jusqu’à la moelle des os, pourrait-on sentir le parfum des fleurs de pruniers ?
  • Si l’on ne s’entraîne qu’à la forme de la boxe et que l’on néglige le travail de son énergie, à la vieillesse, il ne subsistera plus rien.
  • L’énergie, dans le Taijiquan, prend sa base aux pieds, se transmet aux jambes, se concentre sur les reins et s’exprime dans les doigts.
  • Les pieds s’enracinent, les jambes orientent, les reins commandent, les doigts expriment.
  • L’étude de la boxe nécessite un développement des racines.
  • Lorsqu’on vieillit, on s’en rend compte d’abord par les jambes, puis le dos se voûte, les reins se courbent, et on a besoin d’une canne.
  • Le Yin dans le Yang et le Yang dans le Yin.
  • L’immobilité dans la mobilité et la mobilité dans l’immobilité.
  • L’eau tombant goutte à goutte finit par transpercer la pierre.
  • L’eau est sans forme, elle prend ses formes au hasard de ce qu’elle rencontre.
  • À l’extérieur, entraîner les muscles, les os et la peau ; à l’intérieur, fortifier le Jing, le Qi et le Shen.
  • Quatre onces l’emportent sur mille livres.
  • Garder la nuque suspendue et la tête vide.

Présentation

Le tai chi chuan (ou Taijiquan) est un art martial qui trouve ses fondements dans la philosophie chinoise et, en particulier, dans les notions de taiji, de dao, de yin et de yang. Réduire le Taijiquan à une pratique gymnique douce tout comme tenter de le rapprocher d’un sport de combat ne permet pas de rendre compte de la richesse de cette discipline. En revanche, se pencher sur l’histoire du Taijiquan, en comprendre les caractéristiques propres, les notions sur lesquelles il se construit, la manière dont il s’enseigne, ouvre la voie à une autre approche. Spirituelle et concrète, cette pratique devient alors un art de vivre autant qu’un art martial, art dans lequel de l’extrême lenteur naît une puissante énergie tournée vers l’intérieur.

A propos des auteurs

  • Marianne Plouvier, médecin spécialiste, est aussi professeur d’arts de Taiji du style Ancien de l’école Yang (Yang Jia Lao Jia), 6e duan de Wushu, arts martiaux chinois internes.
  • Bruno Gérentes, diplômé de philosophie et de l’Institut d’études politiques de Paris, exerce depuis trente ans des responsabilités dans le domaine de la musique, et est par ailleurs enseignant de Taijiquan.

Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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1 réponse

  1. Isabelle dit :

    Excellent livre à consulter aisément à tout moment de la journée. Précieux complément à l’étude faite en cours. Exposé complet de la richesse de cette discipline dans un format poche. A lire, à relire…

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