Le pays sous le ciel

壽安福康

shòu ān fú kāng

Extrait

– L’empereur Yongle a fait graver dans notre beau palais Nanyan, disait l’abbé, ces quatre caractères fondamentaux du taoïsme de Wudang. Sauriez-vous les mettre dans l’ordre ?
– Si Lao Jiang ne le sait pas… marmonnai-je à voix basse, contrariée.
L’abbé croyait-il que nous lisions tous les quatre le chinois ? Peut-être n’avait-il pas remarqué que Femanda et moi étions étrangères et que c’était de l’encre de Chine qui nous bridait les yeux ?
– Le premier idéogramme en partant de la gauche, commença à nous expliquer l’antiquaire, est le caractère shou, qui signifie « longévité ». (C’était un idéogramme très compliqué, avec sept lignes horizontales de différentes longueurs.) Le suivant est le caractère an, dont le sens principal est « paix ». (Par chance, an était bien plus simple et ressemblait à un jeune homme en train de danser le fox-trot, les genoux pliés et croisés et les bras tendus.) Ensuite, nous avons fu, le caractère correspondant à « bonheur ». (Eh bien, le bonheur avait un idéogramme des plus singuliers : deux flèches d’affilée qui pointaient vers la droite dans la partie supérieure et, au-dessous, deux carrés et une sorte de marteau avec des bras ballants.) Et enfin, l’idéogramme k’ang, qui, même s’il vous semble similaire à l’oreille, ne signifie pas « lit » mais « santé ». (le mémorisai rapidement la silhouette d’un homme traversé par un trident, avec un fouet tendu à la main gauche et cinq jambes tordues.)


Le pays sous le ciel

Auteur: Matilde Asensi
Traduction: Anne-Carole Grillot
Editeur : Folio

Présentation de l’éditeur

Nous sommes en 1923. Elvira de Poulain est une peintre espagnole qui vit en France. Elle apprend la mort de son mari, un homme d’affaires établi à Shangai, dans des circonstances étranges. Accompagnée de sa nièce, elle entreprend un long voyage en paquebot pour rejoindre la Chine post-impériale, et régler la succession de son époux. Dès son arrivée, elle se trouve embarquée malgré elle sur la piste du mausolée du premier empereur, immergée dans le milieu interlope des gangsters, de l’opium et des intrigues politiques.

Quatrième de couverture

Elvira de Poulain débarque à Shanghai en 1923. Femme indépendante, elle entend régler au plus vite les affaires de son défunt mari, Rémy. Et c’est avec effroi qu’elle constate qu’il ne lui a laissé que des dettes, la précipitant dans une terrible précarité. Mais le destin d’Elvira prend un tour inattendu lorsqu’elle fait la connaissance de Mr. Tichborne et de l’antiquaire Lao Jiang. Ce dernier aurait vendu à Rémy un mystérieux coffret qui mènerait à la légendaire sépulture du premier empereur de Chine. Une telle découverte suscite bien des convoitises. Et l’impitoyable Bande verte de Huang-le-grêlé, à la solde des Impérialistes chinois et japonais, entend bien faire main basse sur ce trésor. Commence alors une véritable course contre la montre pour Elvira et ses compagnons de voyage… Avec Le pays sous le ciel, Matilde Asensi nous entraîne dans un palpitant roman d’aventures au cœur d’une Chine millénaire, entre tradition et modernité.
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Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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