Le chaos primordial

Le chaos primordial  (渾 淪 圖/ Hún lún tú) est une encre sur papier réalisé par Zhu Derun en 1349.

Zhu Derun ( 朱德潤 : Zhū Derun ) (1294-1365), Zemin (泽民) de son nom de style , connu également sous son pseudonyme Suiyang Shanren (睢阳山人), fut un peintre et un poète pendant la dynastie des Yuan . Il excellait comme calligraphe, en utilisant des coups de pinceau forts et audacieux. Il était aussi un expert de la peinture de paysage et  renommé pour ses poèmes . La plupart de ses œuvres dépeignent des paysages et des objets.

James Cahill décrit que la peinture: « Hunlun se réfère à l’état indifférencié à partir du quel le cosmos a été formé, et l’intention philosophique de l’œuvre est indiquée dans l’inscription de Zhu, qui prend la forme d’un bref essai sur ce concept cosmologique taoïste. Hunlun, écrit-il, n’est pas carré mais rond, il n’est pas rond mais carré. Avant l’apparition du ciel et de la terre, il n’y avait pas de formes, et pourtant des formes existaient; après l’apparition de ciel et la terre des formes  existaient, mais leur constante expansion et contraction, ou et leur enroulement et déroulement, les rend au-delà de toute mesure. »

Vacuité
"Tu dois être limpide et habiter l'instant pour qu'en toi Dieu se voie et doucement repose. L'entier abandonné est toujours libre et un ; de lui à Dieu, peut-il y avoir différence ? Que désirer encore, quand tu peux à toi seul être le ciel, la terre et des myriades d'anges ? La Sagesse a plaisir d'être avec ses enfants. C'est que, merveille, elle est elle-même un enfant. Toi-même fais le temps, tes sens en sont mesure. Que l'inquiétude cesse et c'en est fait de lui. Je ne sais vers quoi tendre ! Tout m'est un : lieu, non lieu, éternité et temps, nuit et jour, joie et peine. La vacuité parfaite est comme un vase noble qui contient du nectar : il a, mais ne sait quoi. Les créatures sont la voix de la Parole qui résonne et se chante en douceur et courroux. La rose est sans pourquoi, fleurit car elle fleurit, ne se regarde pas, ni cherche à être vue. Quelle stupidité d'aller boire à la flaque, et laisser la fontaine au cœur de la maison. "
-- Angelus Silesius

Le silence
"Partout est le silence - un silence dans le tonnerre, dans le vent, dans l'appel de colombes, même un silence dans la fermeture de la porte d’un pick-up. Si vous êtes de passage dans les plaines, laissez l'autoroute et trouvez un petit chemin sur lequel. Vous apprendrez à marcher, à écouter. "
-- Robert Adams

De la douceur
"L'extrême douceur et l'extrême tranquilité sont la concrétisation du Yin. Lors de la rencontre de l'extrême Yang avec l'extrême Yin, la défaite est toujours du côté du Yang."
-- Chen Man ChIng

温故知新
"Celui qui repasse dans son esprit ce qu'il sait déjà, et par ce moyen acquiert de nouvelles connaissances, pourra bientôt enseigner les autres"
-- Confucius (孔夫子)


"Utilisez  l'esprit ou l’intention plutôt que la force dure pour mouvoir le corps. C'est ce qu'il faut faire pour développer l'énergie interne."
-- Feng Zhi Qiang

J’arrive où je suis étranger
"

Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre comme le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière D'où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu'importe et qu'importe hier Le coeur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l'enfance de tes yeux Mieux vaut laisser basses les lampes La nuit plus longtemps nous va mieux C'est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne Mais l'enfant qu'est-il devenu Je me regarde et je m'étonne De ce voyageur inconnu De son visage et ses pieds nus

Peu a peu tu te fais silence Mais pas assez vite pourtant Pour ne sentir ta dissemblance Et sur le toi-même d'antan Tomber la poussière du temps

C'est long vieillir au bout du compte Le sable en fuit entre nos doigts C'est comme une eau froide qui monte C'est comme une honte qui croît Un cuir à crier qu'on corroie

C'est long d'être un homme une chose C'est long de renoncer à tout Et sens-tu les métamorphoses Qui se font au-dedans de nous Lentement plier nos genoux

O mer amère ô mer profonde Quelle est l'heure de tes marées Combien faut-il d'années-secondes A l'homme pour l'homme abjurer Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre comme le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger

"
-- Louis Aragon

 

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Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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