Gu Meisheng

Gu Meisheng (1926 – 2003), un maître chinois de tai chi chuan

Gu Meisheng  est né à Shanghai en 1926, il étudia les sciences économiques. Son professeur de littérature et philosophie chinoises, Yue Huan Zhi (樂奐之), qui deviendra son maître de tai chi chuan se consacra  à l’étude du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme tout en développant l’essence de la tradition par la pratique du tai chi chuan. Maître Yue eut pour maître, Tung Ying Chieh (董英杰: Dǒng yīngjié, 1898-1961), disciple de Yang Chengfu (楊澄甫, 1883-1936); mais par la suite, il développera son propre style de tai chi chuan au fur et à mesure de ses propres découvertes.

A partir de 1984, il est invité en France, et lors de son dernier séjour en 1991, le Collège de France, l’institut des Hautes Etudes Chinoises lui demande de faire une série de conférences sur certains aspects de la philosophie et de la civilisation chinoise, à l’origine de son ouvrage « Le chemin du Souffle » témoignage vivant sur le taoïsme et son expérimentation par le tai chi chuan.

Il fut responsable de l’enseignement du français à l’université de médecine de Shanghai, où il décède à Shanghai en août 2003.

Gregorio Manzur fut un de ses élèves.

Aussi le parcours intérieur décrit par le Taoïsme peut-il être difficilement appréhendé par des explications logiques et des connaissances livresques.
En revanche, la pratique du taiji quan peut faire apercevoir le tracé de cette voie précisément parce qu’elle ne répond à aucune question intellectuelle comme ces anciens maîtres toujours silencieux qui conduisaient le voyageur vers la porte de sa liberté, car c’est une pratique qui jour après jour inscrit sur la page vierge du corps en mouvement, le silence du geste et du souffle au fur et à mesure qu’il se crée. Voilà pourquoi j’ai parlé du Taoïsme à travers mon expérience du taiji quan, qui est à la fois une pratique dynamique des anciens taoïstes et un art martial jouissant d’un grand renom depuis près de trois siècles. Il est vrai que le taiji quan n’est pas un mot inconnu aujourd’hui. Cependant l’image de cet art subtil est fortement faussée dans l’esprit de la plupart des gens qui le considèrent comme une gymnastique aux mouvements lents et doux, ayant tout au plus un certain effet curatif -, ainsi, ce taiji vulgarisé à une vaste échelle aujourd’hui en Chine et à l’étranger perd entièrement sa valeur philosophique, esthétique et martiale.
De plus, le taiji quan est un fruit de la civilisation chinoise et l’on ressent son aimantation dans les autres sciences et arts chinois, comme si la même sève énergétique circulait en filigrane à travers les autres branches de cette civilisation plusieurs fois millénaire. C’est pourquoi il ne faut pas oublier que la pénétration de cet art profond et difficilement maîtrisable peut être facilitée par la compréhension des autres arts chinois.
in Le chemin du souffle : pensée chinoise et Taiji quan, Gu Meisheng, Culture et sciences chinoises, 2000

Médiagraphie

L'art du combat avec son ombre : L'esprit du chigong et du taï-chi de Gregorio Manzur, préface de Catherine Despeux, aux éditions Albin Michel dans la collection SpiritualitésL'art du combat avec son ombre : L'esprit du chigong et du taï-chi de Gregorio Manzur, préface de Catherine Despeux, aux éditions Albin Michel dans la collection SpiritualitésLes mouvements du silence : Vingt ans d'initiation au tai-chi de Gregorio Manzur chez Albin Michel dans la collection Espaces libresLes mouvements du silence : Vingt ans d'initiation au tai-chi de Gregorio Manzur chez Albin Michel dans la collection Espaces libresTaiji Quan : Art martial - Technique de longue vie de Catherine Despeux, édité par Guy Trédaniel dans la collection Arts MartiauxTaiji Quan : Art martial - Technique de longue vie de Catherine Despeux, édité par Guy Trédaniel dans la collection Arts Martiaux

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Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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