Chroniques du Tao

La vie secrète d’un maître taoïste

Puis c’est le commencement engendrant le yin et le yang

Debout dans l’ombre noire que projetait l’étage supérieur du pavillon, il s’immobilisa parfaitement. Il se concentra sur son dan tian, ce point situé dans la partie inférieure de l’abdomen.
Selon les classiques de Taiji, ce moment de la journée était analogue au vide qui précéda l’univers. C’était wu wei, le Néant.
L’esprit de Saihung était vide de pensées.
Puis, tout comme le premier instant de l’univers où le temps, l’énergie et la matière furent mis en mouvement était supposé avoir été déclenché par la pensée, de la même manière, il décida de commencer. C’était la volution. II ne pouvait pas y avoir de mouvement sans elle. Il inspira, et le souffle conduisit l’énergie de la respiration dans son dan tian, exactement comme le premier rayon de pensée qui traversa le vide avait produit le souffle.
Ses bras se levèrent. L’énergie monta rapidement le long de son dos et une fois parvenue en haut se dirigea vers ses mains avec une sensation de picotement. Les veines de ses doigts se remplirent de sang. Tout comme l’univers s’était étendu à partir d’un simple point de l’infini, le souffle, le sang et la conscience s’écoulaient de son centre Puis il baissa les bras, plia les genoux, et l’énergie retourna dans le dan tian, avant de descendre vers la plante de ses pieds. Il établissait le supérieur et l’inférieur, la croissance et la décroissance, l’expansion et le retour. A travers le mouvement de ses deux bras, il distinguait le yin du yang. Tout cela se passait dans le premier exercice de Tai Clii Chuan, lequel n’avait pas besoin de discours ou de spéculation philosophique, mais enseignait directement à travers la pratique, à un niveau que la conscience mentale ne reconnaissait pas.
Il commença à mouvoir les bras …

Pour la première fois en un seul volume, l’extraordinaire odyssée spirituelle de l’ascension du maître taoïste Kwan Saihung. Issu d’une famille riche originaire d’une province éloignée en Chine, Kwan alla à l’encontre du souhait de ses parents et entra dans la discipline rigoureuse et mystérieuse de la pratique taoïste. Rebaptisé  » Petit Papillon  » par les maîtres taoïstes, il survécut au bouleversement de l’occupation japonaise et plus tard à la révolution chinoise, devenant en même temps un adepte des arts taoïstes. Ses voyages le conduisirent finalement en Amérique où il obtint un « Gant d’Or » de boxeur et la qualification d’instructeur en arts martiaux. Présentées à la fois sous forme d’aventures et de paraboles, les « Chroniques du Tao » dévoilent des pratiques taoïstes énigmatiques sur fond d’arts martiaux et d’aventures rocambolesques à travers le vaste monde. Un chef-d’œuvre !

Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire