Cheng Man-ch’ing and T’ai Chi

Echoes in the Hall of Happiness

Une anthologie d’articles parus dans le ‘Journal of Asian Martial Arts’

Extrait

article de Barbara Davis

As a result, over the next decade, Zheng Manqing decided to rework the Yang family taijiquan form because, citing national interests, he said, “I had to simplify the form in order to spread it, and I had to spread it so that it could make the people and the country strong.” By eliminating repeated moves he was able to condense the 128-move “long form” into a thirty-seven-move “short form.” He felt this condensed form did not sacrifice the variety of moves nor adversely affect the potential quality of practice. This reduced the amount of time needed for a practice session from over a half hour to under ten minutes. He ultimately asserted, “I believe this book is in harmony with my teacher’s [Yang Chengfu’s] ideas,” and received the support of his elder classmate Chen Weiming.
In his effort to popularize taijiquan practice, Zheng recommended ten minutes, morning and evening, of practice, rather than the hours of practice each day that were demanded in a traditional school. Zheng also cited other more practical reasons for doing taijiquan as opposed to other kinds of exercise: convenience, time, and low or no cost. It was safer than swimming and was not overly strenuous.
Zheng also describes his internal struggle over what should or should not be shared openly. Could he follow the traditions of holding secrets back, potentially risking diminishing the art as well as the health of the country? No, he said. “If I also keep one secret or if I keep all of them, I would then be guilty of saving a pearl while my country went to ruin.” Yet he was nervous that he might be passing these secrets on to the wrong person. In the end, his desire to share the great benefits of taijiquan with the World won out.
It was in part because of potential health benefits that he felt taijiquan was particularly well suited for women. As a doctor of Chinese medicine, he applauded the emancipation of women from centuries of social and physical “restraints” (i.e., foot and breast binding and seclusion), and admonished that
The health of a nation depends on the health of its women. Healthy mothers usually give birth to healthy babies while unhealthy mothers to unhealthy ones. Like sowing seeds, fertilized soil yields rich crops While barren soil poor ones. Since taking exercises is so important to women’s health, it is most advisable for them to adopt taijiquan.

De ce fait, au cours de la décennie suivante, Zheng Manqing décida de retravailler la forme du taijiquan de la famille Yang parce qu’il disait, en invoquant les intérêts nationaux, « je devais simplifier la forme afin de la répandre, et je devais la diffuser de sorte qu’elle puisse rendre le peuple et le pays fort. « En éliminant les mouvements répétés il pu condenser les 128 mouvements de la « forme longue » en ceux des trente sept de la « forme courte ». Il estima que cette forme condensée ne sacrifiait pas la variété des mouvements, ni ne nuisait à la qualité potentielle de la pratique. Cela réduisit le temps nécessaire pour une session de pratique de plus d’une demi-heure à moins de dix minutes. Il affirma finalement , « Je crois que ce livre est en harmonie avec les idées de mon professeur [Yang Chengfu],» et il reçu le soutien de son camarade aîné Chen Weiming. Dans son effort pour populariser la pratique de taijiquan, Zheng recommandait dix minutes, matin et soir, de pratique, plutôt que les heures de pratique quotidiennes qui étaient demandées dans une école traditionnelle. Zheng a également cité d’autres raisons, plus pratiques, pour faire du taijiquan plutôt que d’autres types d’exercice: la commodité, le temps et le coût faible ou nul. Il était plus sûr que la natation et n’était pas trop pénible. Zheng décrivit également son combat intérieur sur ce qui devrait ou ne devrait pas être partagée ouvertement. Pourraît-il suivre les traditions de la détention par devers de secrets, en risquant potentiellement de diminuer l’art ainsi que la santé du pays? Non, dit-il. «Si je garde un secret alors je les garde tous, puis-je être coupable de sauver une perle alors que mon pays est en ruine. » Pourtant, il était anxieux à l’idée  qu’il puisse transmettre ces secrets à la mauvaise personne. En fin de compte, c’est son désir de partager les grands avantages de taijiquan avec le monde qui l’a emporté.C’est en partie en raison des avantages potentiels pour la santé qu’il percevait que le taijiquan était particulièrement bien adapté pour les femmes. En tant que docteur de médecine chinoise, il a salué l’émancipation des femmes des siècles de « restrictions »  tant dans la vie sociale que physiques (c’est à dire, les pieds et la poitrine bandés et l’isolement), et averti que

La santé d’une nation dépend de la santé de ses femmes. Des mères en bonne santé donnent généralement naissance à des bébés en bonne santé tandis que des mères souffrantes à des malades. A l’instar de semer des graines, un sol fertilisé donne des cultures riches tandis qu’un sol stérile à des cultures pauvres. Etant donné qu’il est si important pour la santé des femmes de prendre des exercices, le plus souhaitable pour elles est d’adopter le taijiquan.

 

Cheng Man-ch'ing and T'ai Chi: Echoes in the Hall of Happiness

Présentation

Cheng Man Ching (1902-1975) -également romanisée en Zheng Manqing – a certainement joué un rôle de premier plan dans la popularisation du tai chi chuan à travers le monde et a grandement influencer la façon dont cet art est perçu et pratiqué. Ce seul fait devrait conduire tous ceux qui sont intéressés par le tai chi chuan à étudier l’histoire et la pensée de cet homme.

Il y a une énorme masse d’écrits et de représentations vidéo de la théorie et de la pratique du tai chi chuan de Cheng. Malheureusement, une grande partie du contenu disponible obscurcit en fait le message de Cheng. Le résultat est que Cheng et son rôle dans l’évolution du tai chi ne sont souvent pas pleinement compris et amène à des conclusions erronées. Un autre résultat est que beaucoup se sentent soit éclairé avec ce qu’ils croient être vrai, ou  deviennent encore plus perplexe sur la personne que pouvait être Cheng et sur son tai chi.

Les chapitres de cette anthologie contiennent des informations rares sur le Professeur Cheng qui ne sont pas disponibles ailleurs, sauf dans le format où elles ont été publiées dans le ‘Journal of Asian Martial Arts‘. La plupart des articles de cette revue ont été écrits dans un style académique, ce qui limite leur prise en compte par le grand public, qui est généralement intéressé par des styles d’écriture populaires plus accessibles. Bien sûr, le contenu ici ne traite pas seulement des complexités de la théorie du tai chi chuan et de sa pratique, mais il le fait au sein d’une trame dense de fils historiques et culturels.

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Nuage~Pluie

Ex quo profecto intellegis quanta in dato beneficio sit laus, cum in accepto sit tanta gloria.

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